Ces petits d’hommes

chaussures

Mon regard est attiré ces jours-ci par les enfants. Ou plutôt par les petits humains. J’oserais dire que je suis habituellement indifférente à leur présence autour de moi. À part les enfants de mes proches, je n’ai aucun élan émotif envers ces êtres.

Et pourtant je me surprends à les observer dans leur instantanéité, leurs extases, avec un regard non-affecté et distant. Il n’y a aucune intention derrière leurs actions, sauf peut-être celle de tout connaître, tout savoir, tout ressentir.

Je me souviens vaguement de ce moment. Une joie infinie à respirer, l’impression d’être sans limite et de pouvoir toucher à l’immensité de l’univers. Le ciel semble si proche et la liberté est un état constant.

Mon père me rappelle souvent à quel point j’étais une enfant enjouée, agréable et facile. Il y a peu de chose qui stimule chez moi de la colère ou de l’agressivité. Les drames du quotidien éveillent très peu d’intérêt. Et pourtant, je ne suis pas dénuée de passion ou de feu.

Ce qui est le plus fascinant, ce sont les adultes qui regardent les enfants et s’extasient en de longs oh! et ah! aigus. Réminiscence d’une époque révolue pour chacun d’entre nous? Une envie de redevenir libre, de découvrir, de s’extasier devant les minuscules riens de l’existence et jouer.

Jouer et rire. Tout simplement. Pas besoin d’être encore petit pour le faire. Et pourtant, j’oublie…

Je trinque à la liberté et à l’infini qui nous habite.

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