L’appel du flocon – détail

flocons

L’art du flocon est sublime. Unique, précieux, éphémère et éblouissant.

Le flocon se dépose sans arrogance, ni jugement; un simple élan de grâce et d’abandon avant sa dissolution. Aucune attente.

Le flocon ne danse pas avec le vent d’hiver. Chacun accomplit sa tâche, jusqu’à l’éclosion des bourgeons. Solitudes parallèles.

Combien de flocons se déposent sous nos pas, ne suscitant qu’impatience, alors que leur beauté est inégalée?

Le flocon ne se demande pas s’il va par ici ou par là. Il y va tout simplement.

Jusqu’où suivrais-je un flocon? Jusqu’à ce que l’amour fonde.

Le flocon de tempête s’arme de glace.

Moi en septembre

Septembre n’existe pas.

Il n’existe plus depuis si longtemps que j’en ai presque oublié pourquoi.

Il y a des chocs qui restent imprégnés dans mes cellules et qui malgré la légèreté, l’insouciance et les instants fugaces de paix intérieure m’étouffent l’âme.

Octobre et ses couleurs m’appellent et me font oublier qu’une ombre est passée.

En suspension

Parce qu’il est si facile de s’étouffer avec sa propre indifférence. Un piège sournois qui nous laisse vide et seul.

Mourir d’indifférence n’est pas le pire…. Imaginons l’assasinat de la main de nos incohérences.

L’ennui, l’ennemi pervers m’empêchant de voir et déguster de simples plaisirs, tel ce rayon de soleil lascif sur ma peau.

Au moins lorsque l’on meurt d’ennui, notre âme tremble et notre esprit cherche la prochaine joie qui nous sauvera.